Les roches rouges, éclosion artistique dans l’Estérel à l’aube du XXe siècle
Du 22 mai au 31 octobre 2026
Explorez le massif de l’Estérel en compagnie des peintres post-impressionnistes !
L’exposition Les roches rouges revêt un caractère inédit, en proposant d’explorer l’Estérel où, au tournant du XXe siècle, séjourne régulièrement une “colonie nombreuse et distinguée d’artistes”, ainsi que le décrivent les guides touristiques de l’époque.
Les peintres qui se sont attachés à l’interprétation du massif ont développé des démarches esthétiques et des sensibilités variées. À travers l’analyse de cette effervescence artistique, l’exposition entend réévaluer la place de l’Estérel comme lieu d’incubation des expérimentations plastiques postimpressionnistes, qu’il s’agisse du pointillisme, du fauvisme ou du nabisme.

L’Estérel, un sujet à part entière
Situé à moins de 50 km du musée, l’Estérel constitue un sujet majeur à l’échelle du territoire et dans l’histoire artistique nationale.
L’exposition invite les visiteurs à se plonger dans le contexte touristique et artistique de l’époque à travers une cinquantaine d’œuvres picturales et graphiques, accompagnées de nombreux documents d’archives.
Une approche inédite de l’Estérel
La reconnaissance du massif de l’Estérel, qui a pourtant séduit de nombreux artistes en quête d’un renouvellement de la peinture, demeure encore marginale dans l’histoire de l’art.
Le projet d’exposition entend combler cette lacune en proposant une approche inédite, croisant l’histoire de l’art avec des données relatives à l’essor du tourisme, ainsi qu’avec des éléments issus de la géographie et de la topographie du territoire.
Simon Vouet – L’atelier du Grand Siècle
Du 10 avril au 29 août 2027
L’exposition s’intéresse au peintre Simon Vouet (1590-1649) et à son atelier parisien, lieu de production et de formation majeur sous Louis XIII et la régence d’Anne d’Autriche.
Présentée au musée des Beaux-Arts de Draguignan après une première étape au musée de Rennes, dans le cadre d’une « saison Vouet » associant aussi les musées de Montpellier, San Francisco et du Petit Palais, l’exposition s’inscrit dans la commémoration du retour en France, en 1627, de Simon Vouet, moment décisif pour l’histoire de la peinture française. Formé en Italie, où il acquiert une solide éputation, Vouet introduit à son retour des innovations stylistiques majeures qui marquent durablement la scène artistique du règne de Louis XIII.
Très vite sollicité par d’importantes commandes religieuses et civiles, l’artiste met en place un vaste atelier afin de répondre à une production soutenue. Entre 1630 et 1640, cet atelier devient le plus influent de Paris, attirant de nombreux jeunes talents appelés à jouer un rôle important dans la génération suivante, parmi lesquels Eustache Le Sueur, Pierre Mignard ou encore Charles Le Brun.
À travers la réunion exceptionnelle d’une cinquantaine d’œuvres — peintures, dessins, gravures et tapisseries issus de collections publiques et privées — l’exposition plonge au cœur du fonctionnement d’un grand atelier au XVIIe siècle. Elle met en lumière les processus de création collective, de l’invention du maître à la réalisation finale, souvent partagée entre collaborateurs et assistants. Elle explore également la diffusion des modèles, leur reproduction, leurs variations et leur circulation, au cœur d’une véritable « fabrique » des images.
À l’instar des ateliers de Rubens, Rembrandt ou des Carrache, celui de Vouet constitue un lieu essentiel de formation, bien avant la création de l’Académie royale. Les œuvres présentées révèlent ainsi la diversité des pratiques : créations autographes, œuvres d’atelier, copies, variantes et productions « à la manière de ». Sans prétendre épuiser ces questions, l’exposition en dévoile la richesse et la complexité, tout en réunissant un corpus inédit. Elle invite ainsi le visiteur à porter un regard renouvelé sur la notion d’auteur et sur les mécanismes de la production artistique dans la France du XVIIe siècle.


